Après une belle neige, je monte sur les hauts de Vercorin. Le soleil est franc, presque tranchant : il accroche les crêtes, creuse les combes, et transforme chaque relief en carte en noir et blanc.
De sommet en sommet, du Rothorn au Boudry, le regard voyage sans obstacle. On avance lentement, comme si le panorama imposait son propre rythme : respirer, s’arrêter, recommencer. Un rappel simple, ici, tout est vaste… et tout est à sa place.