J’ai appelé cette photo “Paquebot des Alpes” parce que, ce jour-là, le Cervin avait quelque chose de trop présent, presque trop lourd. Il domine les autres sommets comme une masse lancée en avant. Et le nuage qui s’accroche à sa pointe finit de raconter l’histoire : on dirait de la vapeur qui s’échappe d’une cheminée, comme un grand navire en marche dans un océan de montagnes.
C’est une image à la fois familière et différente : le Cervin, oui… mais vu comme un monstre calme, une silhouette qui impose son rythme au paysage.