J’ai appelé cette photographie “Pyramide” parce que tout y est construit comme une évidence : une base de neige douce, des strates de glace, puis cette face rocheuse qui tranche, et enfin le sommet, net, posé dans le ciel. Les nuages viennent s’accrocher comme un voile, puis glissent, révélant tour à tour les arêtes et les volumes. On a l’impression que le massif apparaît et disparaît, comme si la montagne respirait.
Cette image raconte la puissance calme des grands reliefs : une architecture naturelle, massive, silencieuse, impossible à déplacer… et pourtant toujours en mouvement.