Il y a des soirs où tout se joue en quelques minutes. Depuis Chermignon, je regardais Vercorin s’assombrir doucement quand le soleil a trouvé une dernière ouverture. Une bande de lumière est venue accrocher les sommets, comme un coup de pinceau doré sur la neige, pendant que le village et la forêt plongeaient déjà dans l’ombre.
J’aime ces couchers de soleil “à distance”. On ne domine pas la montagne, on l’observe vivre. Et ce contraste, les crêtes encore chaudes, le bas déjà froid, raconte exactement ce que j’aime du Valais : cette bascule quotidienne, nette, silencieuse, presque solennelle.