“Zébrure” est une image de texture, presque de peau. Le glacier y apparaît comme une surface gravée, parcourue de stries régulières et de cassures plus profondes. On dirait une matière travaillée au burin, ou une partition géante écrite dans la neige. Plus on regarde, plus les lignes se répondent : certaines se répètent, d’autres se brisent, comme si le temps hésitait entre ordre et chaos.
J’aime cette photographie parce qu’elle transforme la montagne en abstraction. Elle n’impose pas un lieu, elle laisse une sensation : un rythme, une tension douce, et la preuve que même le “blanc” n’est jamais vraiment vide.